Permis de végétaliser à Paris : mise en place de l’installation d’Even Conseil

Actu, Inside CITADIA, Territoires et Villes

4 avril 2017 at 12 h 23 min

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Sur la très minérale et circulée rue de la chapelle, un coin de verdure a pris sa place grâce à un projet collectif de permis de végétaliser porté par l’équipe d’Even Conseil.

Le « permis de végétaliser » est une démarche mise en place il y a un peu plus d’un an par la mairie de Paris. C’est une autorisation d’occuper l’espaces public, sous certaines conditions, au profit d’un projet végétal. L’objectif est de créer 100 hectares de toits, murs et façades végétalisés à Paris d’ici 2020, dont un tiers consacré à l’agriculture urbaine.

En bois, découpée, montée et décorée, l’installation prévue par Even accueille de plus ou moins jeunes pousses récupérées ça et là. Fraisiers, chêne, thym, bruyère, pensées, tulipes et autres essences contribueront vite à donner un peu plus de place à la nature en ville sur cette grande artère.

En espérant que l’initiative donne envie aux voisins de transformer eux aussi un peu d’espace public au service de la végétalisation de la capitale!

Loi égalité et citoyenneté : quelles évolutions majeures en matière d’urbanisme ?

Actu, Territoires et Villes

30 mars 2017 at 7 h 14 min

Article rédigé par Alexandra Huard

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La loi Égalité et Citoyenneté n°2017-86, promulguée le 27 janvier 2017 et publiée au Journal officiel le 28 janvier 2017, a pour objectif de lutter contre les ségrégations sociales et territoriales.

Citadia Conseil a scruté pour vous l’essentiel de la loi et vous livre une synthèse pratique des changements majeurs que le texte implique pour l’ensemble des acteurs de l’urbanisme.

  • Concernant la caducité des Plans d’Occupation des Sols (POS) lorsqu’un Plan Local d’Urbanisme (PLU) a été engagé : Il avait été question dans le projet de loi de laisser un délai supplémentaire permettant aux communes de maintenir leur POS en vigueur le temps que la procédure d’élaboration de leur PLU soit achevée. Cette disposition a finalement été écartée de sorte que les POS seront désormais caducs à compter du 27 mars 2017.
  • Concernant la caducité des Plans d’Occupation des Sols (POS) lorsqu’un Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUi) a été engagé: Un report de caducité est possible jusqu’au 31 décembre 2019 pour les communes couvertes par un POS et qui sont engagées dans l’élaboration d’un PLUi entre le 25 mars 2014 et le 31 décembre 2015. La présente loi supprime l’obligation de tenue d’un débat sur le Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD) avant le 27 mars 2014.
  • Concernant la grenellisation des PLU: Les PLU non grenellisés devront intégrer les dispositions de la loi portant engagement national pour l’environnement au plus tard lors de leur prochaine révision, sans qu’aucune date butoir ne soit plus précisée. Le délai du 1er janvier 2017 est supprimé. Un EPCI à fiscalité propre créé à compter du 1er janvier 2017 par la loi NOTRe pourra bénéficier du report des délais de grenellisation et de caducité des POS.
  • Concernant les espaces boisés classés : La délibération prescrivant l’élaboration d’un PLU pourra soumettre à déclaration préalable, sur tout ou partie du territoire couvert par ce plan, les coupes ou abattages d’arbres isolés, de haies ou réseaux de haies et de plantations d’alignement qualifiés d’espaces boisés classés (art L113-2 Code urbanisme).
  • Concernant le PLU infracommunautaire :Un EPCI à fiscalité propre compétent en matière de PLU ou de document d’urbanisme en tenant lieu, regroupant au moins 100 communes, peut être autorisé à élaborer plusieurs PLU infracommunautaires, regroupant chacun plusieurs communes ou une commune nouvelle, dont l’ensemble couvre l’intégralité de son territoire. Cette possibilité cesse si le territoire de l’EPCI n’est pas couvert par un SCoT approuvé dans un délai de 6 mois à compter de l’octroi de cette dérogation (art L154-1 et suivants Code urbanisme). Il ne pourra pas tenir lieu de Programme Local de l’Habitat (PLH) ou de Plan de Déplacement Urbain (PDU) (art L151-44 Code urbanisme).
  • Concernant les PLUi tenant lieu de PLH : Les PLUi tenant lieu de PLH approuvés ou arrêtés qui font l’objet d’une extension, continueront à produire leurs effets pendant 3 ans, le temps de permettre à l’EPCI de se doter d’un PLUi valant PLH s’appliquant à l’ensemble du périmètre.

Pour plus d’informations, contactez Citadia Conseil au 04 94 18 94 34.

Concertation, participation, initiatives citoyennes : facilitation ou frein aux projets urbains ?

Actu, Nous y étions, Territoires et Villes

10 mars 2017 at 14 h 31 min

Julien Meyrignac, fondateur et gérant du groupe CITADIA, interviendra le 28 mars prochain à la conférence organisée par Cadre de Ville et la SCET à la Maison de la Chimie sur le thème : “Concertation, participation, initiatives citoyennes : facilitation ou frein aux projets urbains ?”

Consultez le programme ici :

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Inscriptions ici : cliquez ici.

L’étude de redynamisation du centre-ville de Châlons-en-Champagne plébiscitée

Territoires et Villes

8 décembre 2016 at 15 h 08 min

Le Forum des Projets Urbains est la vitrine des acteurs et projets urbains majeurs en France. Le groupe Citadia était donc très heureux d’y présenter l’étude de redynamisation du centre-ville de Châlons-en-Champagne (51) : une étude que nous vous présentions ici – cliquez ici.

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Julien Meyrignac et Benoist Apparu, Député Maire de Châlons-en-Champagne (51), ancien Ministre, n’ont pas trompé leur audience : « à celles et ceux qui s’attendent à voir de l’image, de l’image et encore de l’image, je vous fais d’avance nos excuses : ici nous allons parler urbanisme, fonctionnement urbain et stratégie urbaine ». L’audience est restée nombreuse témoignant de l’intérêt pour le parti pris annoncé. Parmi les nombreux projets architecturaux, le projet urbain présenté est une démarche « d’urbanisme intégral ». Le centre-ville de Châlons est un territoire en jachère qui n’aurait pas supporté l’étude de plus ou l’exercice d’urbanisme conventionnel. Le diagnostic expert a permis d’objectiver, CITADIA l’a ensuite passé aux prismes du réel (concertation innovante) pour l’augmenter et structurer le programme d’actions de 66 millions d’euros.

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L’objectif de la mission était de convertir tous les regards sur Châlons. Pour cela il fallait une étude 360° et questionner ce qui va, ne va pas, ce qui n’est pas perçu, vu, connu, ce qui peut être fait (ce que nous pouvons faire) pour recréer la confiance, réconcilier les chalonnais avec leur territoire. Citadia a entre autres révélé un centre-ville à potentiel, qualifié de “Développement Ready” et pouvant accueillir un projet “PLUG & PLAY” adapté à chaque caractéristique des quartiers cibles

La mission, aujourd’hui terminée, enchaîne les distinctions. Le 2 décembre l’étude a reçu le « Prix du meilleur projet 2016 » au Trophées des centres-villes et coeurs de métropoles organisé par Territorial SAS et la Gazette des Communes. Le trophée a récompensé les initiatives locales de redynamisation des centres-villes et de développement des cœurs de métropoles et a salué la qualité et l’innovation du plan d’actions ainsi que la dimension « 360° » de l’étude de redynamisation du centre-ville de Châlons-en-Champagne (51).

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Retrouvez la présentation de la mission du Forum des Projets Urbains ci-dessous :

Back to school – Université de Rouen

Actu, Inside CITADIA, Nous y étions, Territoires et Villes

29 novembre 2016 at 15 h 01 min
La semaine dernière, Citadia Conseil est allé à la rencontre des étudiants en géographie à l’université de Rouen. 

Notre responsable du pool cartographique, Vincent Ferrand, a présenté les enjeux liés à l’information territoriale, l’open / big data, la dataviz ainsi que les outils développés au sein de Citadia pour récupérer / organiser / valoriser la donnée.
Les étudiants des Master TRaitement de l’Information géographique pour l’Aménagement et le Développement (TRIAD) et Analyses Territoriales en Environnement et Santé (ANTES) ont ainsi pu échanger avec un professionnel du SIG sur les problématiques urbaines contemporaines, le rôle transversal du géomaticien au sein d’une structure comme Citadia Conseil et sur le futur de la cartographie et de la géomatique.
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L’écoquartier Nuevo Polanco à Mexico

Actu, Territoires et Villes

24 octobre 2016 at 9 h 13 min

CITADIA a participé au concours international d’architecture et d’aménagement paysager ​pour​ ​​la création d’un parc linéaire ​à Cuernavaca – Mexico.​ Le projet vise​ donc​ le réaménagement d’un secteur en mutation de Mexico pour créer un parc linéaire sur une emprise ferroviaire​ ​de 4.6 km de long sur 40 m de large​. Le projet dessiné par Citadia (non lauréat) répond aux objectifs ​du concours mais propose aussi d’aller plus loin en répondant à la fois aux enjeux ​de multi​-​modalité, d’échelle​s​ et de durabilité du quartier : comment faire​ de ce parc un levier pour la mutation ​du​ quartier​, et ce,​ en même temps qu​e l’​on réaménage ce secteur à fort potentiel​ (présence de friches industrielles notamment)​ ? Le projet propose ainsi l’ossature nécessaire au réaménagement du secteur avec la réalisation d’un parc linéaire thématique en lien avec les secteurs traversés, et la réalisation de nouveaux quartiers (écoquartier mais aussi reprise de l’architecture historique mexicaine) alliant commerces, services et logements. L’ensemble étant ouvert sur le parc : poumon vert de ce nouveau quartier. Un projet à découvrir ici :

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Une vidéo de présentation du contexte avait été publiée :

Pour plus d’information sur le concours : http://www.parquelinealfc.mx/index.php

Benoist Apparu et Julien Meyrignac présentent l’étude Réinventer le centre-ville de Châlons-en-Champagne au Forum des Projets Urbains le 15 novembre 2016

Nous y étions, Territoires et Villes

11 octobre 2016 at 16 h 32 min

Mardi 15 novembre 2016 à 10h, salle 243 du Palais des Congrès de Paris, Benoist Apparu, député Maire de Châlons-en-Champagne (51) et Julien Meyrignac, gérant fondateur du groupe CITADIA, présenteront l’étude [Ré]inventer le centre-ville de Châlons-en-Champagne.

Benoist Apparu et Julien Meyrignac présenteront l’étude 360° réalisée et le plan d’action hypercontextuel qui en découle pour répondre à la crise que connait le centre-ville de Châlons. Retour sur une méthode originale, une concertation innovante, un Hackathon d’urbanisme et un plan d’action percutant !

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L’écoquartier Carnoles Coeur de Ville à Roquebrune-Cap-Martin (06) en concertation

Territoires et Villes

3 octobre 2016 at 7 h 33 min

Mardi 27 septembre 2016 CITADIA et Aire Publique organisaient pour la Communauté d’Agglomération de la Riviera Française et la Ville de Roquebrune-Cap-Martin (06) un atelier particpatif in situ, sur le périmètre de la Base Aérienne 943, dans le cadre de sa reconversion en écoquartier.

Retour sur l’événement dans Nice Matin du vendredi 30 septembre 2016 :

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

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Equerre Sémard : Toulon fait sa révolution culturelle dans Var Entreprises

Territoires et Villes

7 septembre 2016 at 15 h 11 min

Var Entreprises présente la nouvelle configuration de la place de l’Equerre à Toulon (83) : symbole de la tournure culturelle que prend la partie ouest du centre ancien.

Un projet CITADIA DESIGN.

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

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FAIRE SA FETE A SAINT UBER

Inside CITADIA, Opinions, Territoires et Villes

21 juillet 2016 at 9 h 19 min

Article rédigé par Julien Meyrignac.

Tous les économistes, même de Sous-Préfectures (mes préférés, car j’adore les Sous-Préfectures qui me le rendent bien), nous le disent, nous sommes entrés dans une nouvelle ère économique et sociale.

Oui : le fordisme, la productivité qui créé la croissance qui la soutient en retour, la division verticale du travail, l’indexation des salaires au bénéfice de la consommation de masse, c’est terminé.

L’aplatissement du monde, l’horizontalisation de l’économie, créent un nouveau paradigme : désormais, chacun est destiné à devenir entrepreneur de lui-même (monsieur ou madame tout(e)-seul(e) dans sa cuisine), dans un écosystème glocal (global et local), comptant sur son talent et sa forme physique en perpétuelle régénération et sur l’efficacité de son réseau de latéraux (les autres monsieur ou madame tout(e) seul(e) dans sa cuisine ou dans son trou dans un plateau de coworking).

On nous explique que cette (r)évolution est formidable, émancipatrice, enrichissante, etc. Que le service l’emporte sur les biens et qu’il est entendu garanti et illimité (pack). Que l’entreprise désormais n‘est plus qu’un format dans lequel mettre en commun certaines dépenses (hors les salaires) afin de financer la recherche et développement, le café éco-responsable (pour pas que tu faiblisses) et la table de ping-pong (pour que tu croies que le taf, c’est chez toi, et réciproquement).

 

Et un terme s’est imposé pour nommer cette (r)évolution : Ubérisation.

Semblant inéluctable, l’Ubérisation fait exploser les carcans qui entravent les vieux métiers serviciels, au premier rang desquels ceux qui sont supposés prospérer sur une rente de situation (taxis, hôtellerie, etc), et offrir des milliers de jobs à tous ceux qui seront candidats à l’agilité.

Evidemment, quelques vieux cons dont je suis, le climat de province, sans aucun doute, ne peuvent s’empêcher de crier à la supercherie, arguant qu’il faut distinguer ce qui est pris de ce qui est créé (aucune société n’a prospéré de la piraterie), qu’un uber-job n’est pas une situation ni au sens social (t’es tout seul, mec), ni au sens économique (tu galères, mec), et qu’en dehors de quelques poches de prospérité dans les territoires de la net-économie, tout cela ne produit que des travailleurs pauvres soutenus par l’Etat et/ou leur famille et/ou leur malice, dont le quotidien serait bien difficile sans RSA, et/ou sans mamie Thérèse, et/ou sans black.

Pourtant, tous font bonne figure sur leurs sites internet ou les réseaux sociaux, où il est si facile de faire passer un œuf pour un bœuf. L’Ubérisation appelant l’arnaque et réciproquement (rien ne se vérifie, tout se nivelle, tout se prétend).

Difficile de ne pas voir dans cette prétendue (r)évolution un maigre pis-aller de la décroissance, cyniquement offert à une génération désabusée par le réel. Au bénéfice complice des multinationales avides et des Etats défaillants.

Mon esprit chagrin se transforme en colère face à la propagation ultra-rapide et sans entrave de l’esprit (surtout) et de l’œuvre (aussi) de l’Uberisation dans toute l’économie, et particulièrement dans nos métiers du conseil en aménagement du territoire et urbanisme.

L’Ubérisation y rencontre un terrain très favorable, les procédures réglementaires de planification et pré-opérationnelles exigeant toujours plus de moyens, tandis que les collectivités locales voient leurs finances se réduire comme neige au soleil.

 

L’Ubérisation opère alors souvent comme par magie pure.

Lors de la sélection des prestataires d’abord, quand le maître d’ouvrage appâté par une proposition financière anormalement basse, que seule justifie la précarité et les insuffisances de son auteur, feint de croire à la supercherie qui lui est proposée, jusque dans la notation des moyens et références.

Mais comment être, par exemple, abusé par ce concurrent nantais qui certes, ne fait pas dans la finesse question mimétisme ? (Est-ce lors de cet entretien d’embauche raté chez nous que son fondateur a eu l’idée de purement et simplement dupliquer Citadia, dans le discours et presque le nom ? Petite suggestion de nom pour les prochains : Shitadia) Il suffit pourtant de rapprocher certains chiffres pour être convaincu que leurs moyens ne sont que prétendus, leurs « salariés » ne sont que des « associés » et autres « partenaires » etc. Faible, fragile, j’oserais même provisoire.

Mais alors à quoi servent toutes ces formalités dans les marchés publics ? Toutes ces attestations sur l’honneur ? S’il est si facile d’abuser le donneur d’ordre sur la forme et les garanties des soumissionnaires ? De ne pas déclarer de sous-traitant quand il est évident dès le départ qu’un soumissionnaire va y avoir recours car c’est son modèle économique même ? (Et je n’évoquerai pas ici le cas des stagiaires : légiférer sur leur nombre, très bien ; mais qui contrôle ?)

En apparence, tout le monde semble avoir à y gagner, le maître d’ouvrage qui économise, et l’attributaire qui a réussi son coup, c’est-à-dire rester en vie jusqu’à la prochaine, voire tirer parti du système. Comme un de nos délicieux concurrents marseillais, surnommé la mule du Pape, grand moralisateur à ses (nombreuses) heures perdues, qui fait son beurre en barattant une flopée de jeunes, par lui poussés à l’auto-entreprenariat dès les bancs de l’Université où il sévit.

Facile Emile ! Un auto-entrepreneur coûte minimum deux fois moins cher qu’un salarié, et adieu la convention collective, il est corvéable à merci et remerciable instantanément.

Donc tout le monde ne gagne pas au jeu de l’Ubérisation, en tout cas pas tous ces jeunes jetés sans accompagnement dans le grand bain professionnel par l’auto-entreprenariat, pour des revenus de misère parfois pendant des années. J’en rencontre lors de chaque session d’embauche et cela me révolte.

Dans ce contexte, quand je lis la « Déontologie des urbanistes » publiée par l’Office Professionnel de Qualification des Urbanistes (cahier du Moniteur du 15 juillet 2016), et notamment le chapitre 6 concernant « confraternité et collaborations professionnelles », j’appelle l’OPQU à prendre ses responsabilités concernant certains de ses qualifiés.

La magie de l’Ubérisation opère également dans les relations contractuelles lors de l’exécution du marché, le prestataire étant sommé d’assurer coûte que coûte un service total et illimité, quels que soient les errements et arguties du maître d’ouvrage (combien de marchés publics aux clauses léonines telles que « le prestataire assurera toutes les réunions qui seront nécessaires au bon déroulement de la mission, sans limitation de nombre »).

S’est instauré dans nombre de missions, un nouveau climat aux vapeurs sado-masochistes, qui peut être résumé en deux termes : obéissance et urgence.

Par la magie de l’internet mobile (à quand une application Myurbanist, un jeu dans lequel il faut aligner un mensonge, une vexation et une insulte pour passer en conseil municipal ?), l’habitant harcèle l’élu, l’élu harcèle le fonctionnaire, le fonctionnaire harcèle l’urbaniste qui court le long de la ligne de touche surveillé par un agent de la DDT(M).

Le PLU, c’est tout compris, compris ? Qu’il y ait 20 ou 40 réunions (y compris les réunions qui préparent les réunions préparatoires au cotech qui précède le copil), 3 ou 6 OAP… Particulièrement en raison du fait que vous (Citadia) étiez les plus chers et qu’à ce prix-là c’est plus encore qu’à l’accoutumée du all inclusive. Sauf qu’à ce prix-là nous payons des salaires conformes à la convention collective, des charges, des frais fixes comme un management orienté sur l’innovation ou l’assistance juridique interne qui sécurise les procédures.

Et le PLU c’est vite, compris ? Même lorsque les problématiques soulevées exigent réflexion et débat, même lorsque cela patine au niveau de la validation : la technique doit donner l’illusion d’avancer. C’est le syndrome du rocking-chair : du mouvement mais une progression nulle.

Il faut imaginer le climat de stress qui règne désormais souvent dans les agences de Citadia, quand certaines exigences bafouent les règles communes consignées dans notre Charte de Responsabilité Sociale et Sociétale, alors même qu’il s’agit parfois d’un critère de sélection pour l’attribution des marchés publics !

C’est peut-être comme cela que la boucle pourrait se boucler : de guerre lasse, il pourrait ne rester dans le panorama professionnel qu’une diaspora de professionnels multi-tâches (sans jeu de mot, pour une fois), réunis en d’opportunes équipes pour affronter un chemin de croix relationnel avec les donneurs d’ordres, sans lucidité, sans confiance, sans respect.

A moins qu’un sursaut collectif ne confirme le crédit mérité par ceux qui ont toujours respecté l’humain, la loi et les apparences.