Equerre Sémard : Toulon fait sa révolution culturelle dans Var Entreprises

Territoires et Villes

7 septembre 2016 at 15 h 11 min

Var Entreprises présente la nouvelle configuration de la place de l’Equerre à Toulon (83) : symbole de la tournure culturelle que prend la partie ouest du centre ancien.

Un projet CITADIA DESIGN.

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Var entreprises septembre Semard Equerre-1

CITADIA : le jeu vidéo de l’été

Actu, Inside CITADIA, Nous y étions

29 juillet 2016 at 13 h 17 min

Pour célébrer l’été et se détendre au bord de la piscine nous vous proposons un petit challenge vidéoludique : cliquez sur l’image ci-dessous pour télécharger le jeu vidéo CITADIA Find my Ref. Pas besoin de l’installer : décompressez le fichier Rar (téléchargez installez gratuitement WinRar ici ci n’est pas déjà fait) puis double cliquez sur Citadia Find My Reff.exe. Le jeu se lance et vous pouvez partir à la recherche des dernières références du groupe dans les rues de Toulon ! Attention : des ennemis vont essayer de vous barrer la route !!

Toute l’équipe de Citadia vous souhaite un excellent été.

Cliquez sur l’image pour télécharger le jeu :

bandeau de présentation

FAIRE SA FETE A SAINT UBER

Inside CITADIA, Opinions, Territoires et Villes

21 juillet 2016 at 9 h 19 min

Article rédigé par Julien Meyrignac.

Tous les économistes, même de Sous-Préfectures (mes préférés, car j’adore les Sous-Préfectures qui me le rendent bien), nous le disent, nous sommes entrés dans une nouvelle ère économique et sociale.

Oui : le fordisme, la productivité qui créé la croissance qui la soutient en retour, la division verticale du travail, l’indexation des salaires au bénéfice de la consommation de masse, c’est terminé.

L’aplatissement du monde, l’horizontalisation de l’économie, créent un nouveau paradigme : désormais, chacun est destiné à devenir entrepreneur de lui-même (monsieur ou madame tout(e)-seul(e) dans sa cuisine), dans un écosystème glocal (global et local), comptant sur son talent et sa forme physique en perpétuelle régénération et sur l’efficacité de son réseau de latéraux (les autres monsieur ou madame tout(e) seul(e) dans sa cuisine ou dans son trou dans un plateau de coworking).

On nous explique que cette (r)évolution est formidable, émancipatrice, enrichissante, etc. Que le service l’emporte sur les biens et qu’il est entendu garanti et illimité (pack). Que l’entreprise désormais n‘est plus qu’un format dans lequel mettre en commun certaines dépenses (hors les salaires) afin de financer la recherche et développement, le café éco-responsable (pour pas que tu faiblisses) et la table de ping-pong (pour que tu croies que le taf, c’est chez toi, et réciproquement).

 

Et un terme s’est imposé pour nommer cette (r)évolution : Ubérisation.

Semblant inéluctable, l’Ubérisation fait exploser les carcans qui entravent les vieux métiers serviciels, au premier rang desquels ceux qui sont supposés prospérer sur une rente de situation (taxis, hôtellerie, etc), et offrir des milliers de jobs à tous ceux qui seront candidats à l’agilité.

Evidemment, quelques vieux cons dont je suis, le climat de province, sans aucun doute, ne peuvent s’empêcher de crier à la supercherie, arguant qu’il faut distinguer ce qui est pris de ce qui est créé (aucune société n’a prospéré de la piraterie), qu’un uber-job n’est pas une situation ni au sens social (t’es tout seul, mec), ni au sens économique (tu galères, mec), et qu’en dehors de quelques poches de prospérité dans les territoires de la net-économie, tout cela ne produit que des travailleurs pauvres soutenus par l’Etat et/ou leur famille et/ou leur malice, dont le quotidien serait bien difficile sans RSA, et/ou sans mamie Thérèse, et/ou sans black.

Pourtant, tous font bonne figure sur leurs sites internet ou les réseaux sociaux, où il est si facile de faire passer un œuf pour un bœuf. L’Ubérisation appelant l’arnaque et réciproquement (rien ne se vérifie, tout se nivelle, tout se prétend).

Difficile de ne pas voir dans cette prétendue (r)évolution un maigre pis-aller de la décroissance, cyniquement offert à une génération désabusée par le réel. Au bénéfice complice des multinationales avides et des Etats défaillants.

Mon esprit chagrin se transforme en colère face à la propagation ultra-rapide et sans entrave de l’esprit (surtout) et de l’œuvre (aussi) de l’Uberisation dans toute l’économie, et particulièrement dans nos métiers du conseil en aménagement du territoire et urbanisme.

L’Ubérisation y rencontre un terrain très favorable, les procédures réglementaires de planification et pré-opérationnelles exigeant toujours plus de moyens, tandis que les collectivités locales voient leurs finances se réduire comme neige au soleil.

 

L’Ubérisation opère alors souvent comme par magie pure.

Lors de la sélection des prestataires d’abord, quand le maître d’ouvrage appâté par une proposition financière anormalement basse, que seule justifie la précarité et les insuffisances de son auteur, feint de croire à la supercherie qui lui est proposée, jusque dans la notation des moyens et références.

Mais comment être, par exemple, abusé par ce concurrent nantais qui certes, ne fait pas dans la finesse question mimétisme ? (Est-ce lors de cet entretien d’embauche raté chez nous que son fondateur a eu l’idée de purement et simplement dupliquer Citadia, dans le discours et presque le nom ? Petite suggestion de nom pour les prochains : Shitadia) Il suffit pourtant de rapprocher certains chiffres pour être convaincu que leurs moyens ne sont que prétendus, leurs « salariés » ne sont que des « associés » et autres « partenaires » etc. Faible, fragile, j’oserais même provisoire.

Mais alors à quoi servent toutes ces formalités dans les marchés publics ? Toutes ces attestations sur l’honneur ? S’il est si facile d’abuser le donneur d’ordre sur la forme et les garanties des soumissionnaires ? De ne pas déclarer de sous-traitant quand il est évident dès le départ qu’un soumissionnaire va y avoir recours car c’est son modèle économique même ? (Et je n’évoquerai pas ici le cas des stagiaires : légiférer sur leur nombre, très bien ; mais qui contrôle ?)

En apparence, tout le monde semble avoir à y gagner, le maître d’ouvrage qui économise, et l’attributaire qui a réussi son coup, c’est-à-dire rester en vie jusqu’à la prochaine, voire tirer parti du système. Comme un de nos délicieux concurrents marseillais, surnommé la mule du Pape, grand moralisateur à ses (nombreuses) heures perdues, qui fait son beurre en barattant une flopée de jeunes, par lui poussés à l’auto-entreprenariat dès les bancs de l’Université où il sévit.

Facile Emile ! Un auto-entrepreneur coûte minimum deux fois moins cher qu’un salarié, et adieu la convention collective, il est corvéable à merci et remerciable instantanément.

Donc tout le monde ne gagne pas au jeu de l’Ubérisation, en tout cas pas tous ces jeunes jetés sans accompagnement dans le grand bain professionnel par l’auto-entreprenariat, pour des revenus de misère parfois pendant des années. J’en rencontre lors de chaque session d’embauche et cela me révolte.

Dans ce contexte, quand je lis la « Déontologie des urbanistes » publiée par l’Office Professionnel de Qualification des Urbanistes (cahier du Moniteur du 15 juillet 2016), et notamment le chapitre 6 concernant « confraternité et collaborations professionnelles », j’appelle l’OPQU à prendre ses responsabilités concernant certains de ses qualifiés.

La magie de l’Ubérisation opère également dans les relations contractuelles lors de l’exécution du marché, le prestataire étant sommé d’assurer coûte que coûte un service total et illimité, quels que soient les errements et arguties du maître d’ouvrage (combien de marchés publics aux clauses léonines telles que « le prestataire assurera toutes les réunions qui seront nécessaires au bon déroulement de la mission, sans limitation de nombre »).

S’est instauré dans nombre de missions, un nouveau climat aux vapeurs sado-masochistes, qui peut être résumé en deux termes : obéissance et urgence.

Par la magie de l’internet mobile (à quand une application Myurbanist, un jeu dans lequel il faut aligner un mensonge, une vexation et une insulte pour passer en conseil municipal ?), l’habitant harcèle l’élu, l’élu harcèle le fonctionnaire, le fonctionnaire harcèle l’urbaniste qui court le long de la ligne de touche surveillé par un agent de la DDT(M).

Le PLU, c’est tout compris, compris ? Qu’il y ait 20 ou 40 réunions (y compris les réunions qui préparent les réunions préparatoires au cotech qui précède le copil), 3 ou 6 OAP… Particulièrement en raison du fait que vous (Citadia) étiez les plus chers et qu’à ce prix-là c’est plus encore qu’à l’accoutumée du all inclusive. Sauf qu’à ce prix-là nous payons des salaires conformes à la convention collective, des charges, des frais fixes comme un management orienté sur l’innovation ou l’assistance juridique interne qui sécurise les procédures.

Et le PLU c’est vite, compris ? Même lorsque les problématiques soulevées exigent réflexion et débat, même lorsque cela patine au niveau de la validation : la technique doit donner l’illusion d’avancer. C’est le syndrome du rocking-chair : du mouvement mais une progression nulle.

Il faut imaginer le climat de stress qui règne désormais souvent dans les agences de Citadia, quand certaines exigences bafouent les règles communes consignées dans notre Charte de Responsabilité Sociale et Sociétale, alors même qu’il s’agit parfois d’un critère de sélection pour l’attribution des marchés publics !

C’est peut-être comme cela que la boucle pourrait se boucler : de guerre lasse, il pourrait ne rester dans le panorama professionnel qu’une diaspora de professionnels multi-tâches (sans jeu de mot, pour une fois), réunis en d’opportunes équipes pour affronter un chemin de croix relationnel avec les donneurs d’ordres, sans lucidité, sans confiance, sans respect.

A moins qu’un sursaut collectif ne confirme le crédit mérité par ceux qui ont toujours respecté l’humain, la loi et les apparences.

 

 

 

Evaluations environnementales: Even Conseil intervient au colloque national AgroPariTech

Nous y étions

19 juillet 2016 at 6 h 08 min

Les 5 et 6 septembre prochain, à Paris, Even Conseil interviendra à une table ronde lors  d’un séminaire national de réflexion organisé par AgroParisTech sur les démarches d’évaluation environnementale animé par un collectif d’experts, spécialistes et praticiens du secteur public et privé.

L’objectif est de partager les expériences et croiser les regards en vue de replacer l’évaluation environnementale dans son rôle de charnière entre l’expertise technique et l’aide à la décision, au service de la performance et la qualité des projets, plans et programmes.

Vous trouverez ci-dessous le programme du séminaire (cliquez sur l’image ci dessous pour le télécharger). Le site Internet sera fonctionnel d’ici quelques jours.

L’inscription est ouverte à tous : https://www.inscription-facile.com/form/hNb7j7mexsItXoS25bxl

Au plaisir de vous y croiser.

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#presse – Le Moniteur – La place de l’Equerre de Toulon

Actu

12 juillet 2016 at 7 h 24 min

Var Aménagement Développement est le maître d’ouvrage de la semaine pour le Moniteur, récompenssant son intervention sur la place de l’Equerre à Toulon (83) dans le cadre du projet de rénovation du centre ancien de Toulon. Un projet CITADIA DESIGN dessiné par Julien Meyrignac et Violette Marlinge.
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EVEN Conseil change d’identité graphique

Inside CITADIA

7 juillet 2016 at 10 h 34 min

Aire Publique signe la nouvelle identité graphique d’EVEN Conseil, filiale de CITADIA dédiée à la performance environnementale des documents d’urbanisme et des bâtiments.

Nouvelle brochure, site Internet, carte de visite, dépliant… L’intégralité des outils a été repensée pour accompagner son développement et présenter ses nouveaux métiers et nouvelles références.

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Pour consulter le site Internet et la plaquette : www.even-conseil.com.

Even Conseil participe à la dynamique des permis de végétaliser à Paris

Actu

20 juin 2016 at 9 h 00 min

Article rédigé par Lucie Bronnec.

EVEN Conseil, filiale du groupe CITADIA, accompagne depuis 2008 les porteurs de projet, dans la définition de stratégies de Développement Durable appliquées à la ville, au territoire, au bâtiment. Son intervention en performance environnementale est appliquée tant à l’urbanisme réglementaire et aux études d’impacts qu’à la certification et la labellisation de projets de construction.

La ville minéralisée

Aujourd’hui, la ville est encore perçue comme un espace hostile à la nature. C’est l’un des grands faits de l’urbanisme : les Français manifestent leur quête de verdure d’autant plus qu’ils vivent dans une grande ville. Les ménages résidant en immeuble collectif ressentent par ailleurs plus que d’autres l’absence de nature. Quelles que soient les enquêtes d’opinion effectuées, la présence d’un jardin demeure le premier équipement public spontanément cité par les personnes interrogées pour améliorer la qualité de vie en ville.

Les urbanistes rêvent alors d’une métropole ouverte alliant les bienfaits du vivre à la campagne et les avantages du monde urbain. Pour que ce mode de vie prenne forme, la nature est de plus en plus placée au centre des réflexions.

Le défi végétal de l’aménagement urbain

Les Schémas de cohérence territoriale (SCoT), les Plans locaux d’urbanisme (PLU) et PLUi sont aujourd’hui des outils réglementaires investis dans cette entreprise. L’instauration de la trame verte et bleue comme outil d’aménagement du territoire par le Grenelle de l’environnement a modifié profondément les principes de planification. Le végétal doit être pris en considération de l’échelle nationale à celle du local, et du site. Les notions de connectivité, de corridor écologique, de réservoir de biodiversité, de multifonctionnalité, occupent de plus en plus une place prépondérante dans la manière de penser le territoire et faire la ville.

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Projet de Trame Verte et Bleue à Paris – Source : APUR (gauche)                    Schéma de capacité d’accueil de la biodiversité – Source : APUR (droite)

                                                                           

Cette problématique complexe en milieu urbain est l’un des grands défis actuels de l’aménagement. Stigmatisée par le passé, les grandes agglomérations deviennent des laboratoires de re-création d’espaces de nature. De plus en plus d’écologues commencent d’ailleurs à s’intéresser, voire à se spécialiser dans l’étude des communautés floristiques et faunistiques des milieux urbains.

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Transformation du boulevard de la Chapelle à Paris, imaginé par l’APUR

Paris s’investit dans une transformation verte participative

A Paris, la problématique de la nature en ville est particulièrement prépondérante, et de plus en plus portée par les élus locaux.

En juillet 2014, la municipalité lançait l’appel à propositions « Du vert près de chez moi », invitant les Parisiens à recenser les lieux qui pourraient accueillir de la végétalisation autour de chez eux. L’objectif étant de créer 200 nouveaux points de verdure de proximité. La participation record à cet appel a démontré la forte attente des Parisiens en matière de végétalisation de proximité.

 

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Face à ce constat , l’an dernier, la mairie de Paris a mis en place le « permis de végétaliser ». L’objectif est cette fois ci de créer 100 hectares de toits, murs et façades végétalisés à Paris d’ici 2020, dont un tiers consacré à l’agriculture urbaine.

En plus de leur attrait esthétique, ces nouvelles installations végétales ont vocation à avoir plusieurs avantages écologiques :

  • développer la biodiversité ;
  • répondre au besoin d’espaces verts des habitants d’une ville dense ;
  • participer au rafraîchissement de la ville en limitant l’effet « îlot de chaleur urbain »;
  • améliorer la qualité de l’air ;
  • améliorer le confort thermique et acoustique des bâtiments.

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Les bienfaits des espaces verts en chiffres – Source : Observatoire des villes vertes

Cet enjeu est l’un des piliers d’intervention d’Even Conseil. Que ce soit à l’échelle d’une intercommunalité ou du bâtiment, la recherche de valorisation écologique, de contribution au cadre de vie et au bien-être des habitants et usagers par l’apport de nature en ville animent notre démarche.

L’agence de Paris, investie dans de nombreux projets de renouvellement urbain, met en avant ce levier majeur d’action notamment à Python Duvernois dans le 20ème arrondissement, où l’innovation environnementale est recherchée dans la rénovation du quartier afin de le protéger des nuisances routières importantes et de favoriser un lien social renforcé ; ou encore pour la reconversion du site de l’Ecole Centrale à Châtenay Malabry (92) où la stratégie environnementale mettra en valeur l’identité de Ville Parc communale, en interactions fortes avec le Parc de Sceaux, la Coulée Verte du sud parisien, dans un souci d’empreinte énergétique minimisée.

Un permis de végétaliser pour Even Conseil à Paris

Côté pratique : l’autorisation d’occupation gratuit du domaine public est délivrée par la Ville de Paris, et porte sur une durée de 3 ans renouvelable tacitement.

La végétalisation peut se faire sous diverses formes: arbres fruitiers, murs, jardinières mobiles, keyholes, pieds d’arbre, potelets… La Ville de Paris fournit un kit de plantation comprenant de la terre végétale ainsi que des graines. En retour, les « citoyens-jardiniers » signent une Charte de végétalisation, qui engage à utiliser des plantes locales et mellifères favorisant la biodiversité de Paris, à ne pas recourir à des pesticides et à veiller à l’esthétique et à l’entretien des installations.

Notre équipe de la rue de la Chapelle a imaginé quel pourrait être son investissement dans ce mouvement participatif. L’agence se situant en bordure d’un axe très routier et goudronné, nous avons décidé de commencer par une initiative qui ramènera un brin de verdure à la devanture de l’immeuble. En espérant qu’elle inspire nos voisins…

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Sources : « Évolution de la place du végétal dans la ville, de l’espace vert à la trame verte », Lotfi Mehdi, Christiane Weber, Francesca Di Pietro et Wissal Selmi, Revue Vertigo. « La nature en ville : des enjeux paysagers et sociétaux », Emmanuel Boutefeu, Géoconfluences. Site internet de la Ville de Paris. APUR.

 

#Presse – Traits Urbains – Jours d’Hackathon à Châlons

Actu, Inside CITADIA, Nous y étions, Projets

13 juin 2016 at 14 h 23 min

Traits Urbains n°82 du mois de mai / juin 2016 accorde deux doubles pages au Hackathon organisé à Châlons-en-Champagne en février dernier. Retour sur l’événement clé de l’étude de redynamisation du centre-ville :

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Le Club PLUi publie le palmarès des BET

Territoires et Villes

3 juin 2016 at 8 h 13 min

Le Club PLUi, qui accompagne les intercommunalités dans l’élaboration des PLUi, a publié dans la dernière édition de sa lettre d’information le palmarès des bureaux d’études les plus représentés sur le plan national.

InboxConsultez la lettre ici : http://www.e-lettre.developpement-durable.gouv.fr/la-lettre-du-club-plui/annee-2016/la-lettre-du-club-plui-no10-juin-2016/rubrique27354.html

Patrimoine et planification urbaine

Actu

13 mai 2016 at 14 h 44 min

Article rédigé par Anne Matysen

Alors que la loi dite « CAP –  Liberté de création, architecture et patrimoine » devrait être définitivement votée dans les prochaines semaines,  Citadia fait le bilan de ses interventions de planification (PLU) auprès de nombreuses communes françaises à la richesse indéniablement réputée. Un savoir-faire particulier au croisement des compétences du groupe.

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Blois, Beaune, Carcassonne, Quimper, Cahors, Arles, Uzès, Barbizon, Saint Paul de Vence, Aurillac, Noirmoutier, Vannes, La Roque d’Anthéron, Bergerac… point commun aisément reconnaissable …. Celui  de la présence avérée dans ces villes d’un « patrimoine » incontestable et incontesté. En accompagnant depuis plusieurs années l’élaboration des PLU de ces territoires aux sites protégés évocateurs, Citadia a travaillé sur de nombreux cas de figure aux côté des élus, DRAC, ABF, experts patrimoniaux. En parallèle, et en interne, en associant une large palette de compétences mobilisables au sein du groupe – urbanistes, environnementalistes, paysagistes, architectes – le groupe apporte une approche intégrée et transversale, véritable capitalisation méthodologique et opérationnelle.

A l’instar de territoires disposant d’un PLU et d’un Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV) autour desquels ont été proposées des règles d’urbanisme sur mesure (exemple d’Arles ci-après), de PLU avec ZPPAUP (Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager) ou AVAP (Aire de mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine) , de diagnostics, d’inventaire ou d’une approche patrimoniale « simple et suffisante » , l’intégration concomitante  de la vision paysagère, urbaine, architecturale, environnementale, a chaque fois, permis l’expression de recommandations ad hoc et personnalisées. Les évolutions réglementaires récentes en matière d’environnement, d’urbanisme et de patrimoine (voir ci-dessous) complexifient en effet la lecture et le traitement des secteurs à protéger et nécessitent pour les territoires d’avoir une vision à la fois vaste, experte et complémentaire des potentiels outils à proposer.

 

ARLES, patrimoniale à plus d’un titre

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La ville d’Arles recèle un patrimoine urbain, naturel et agricole exceptionnel, reconnu aujourd’hui notamment par son label au titre du patrimoine mondial de l’UNESCO. Au-delà du centre historique, Secteur Sauvegardé protégé par un PSMV, le PLU, en cours d’élaboration par Citadia, a pour ambition de mettre en œuvre les outils permettant de pérenniser et de valoriser la richesse patrimoniale d’Arles. Une Orientation d’Aménagement  et de Programmation spécifique dite « OAP Patrimoine », intimement liée à la Trame Verte Bleue et aux déplacements, a été conçue pour exprimer les orientations relatives à la composition urbaine et paysagère déclinées notamment pour les espaces « tampons » ceinturant le Secteur Sauvegardé, ou encore le Chemin de St Jacques de Compostelle. Un Cahier de recommandations architecturales, urbaines, paysagères, énergétiques et environnementales, accompagne ces documents comme guide visant à aider l’intégration de tout projet dans une logique respectueuse du territoire arlésien.

 

Petit patrimoine et nature ordinaire : un autre enjeu de la conservation au service de l’identité territoriale

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Nos réflexions constantes sur les problématiques de conservation patrimoniale, sous toutes ses formes, de l’échelle métropolitaine au contexte villageois, amènent Citadia à devenir force de proposition sur un autre enjeu fondamental : comment préserver ce qui ne tombe pas en périmètre protégé, comment prémunir des lieux et paysages parfois  « remarquables » et pourtant non reconnus par les servitudes ? Jusqu’à peu, l’effort de conservation s’était assez naturellement focalisé sur l’urgence de sauvegarder les espèces les plus menacées, les sites bâtis les plus fragiles. Or la solidarité écologique, la restauration des continuités vertes et bleues, la réconciliation entre activités humaines et biodiversité ou encore une prise de conscience de la valeur testimoniale d’une forme de patrimoine permettent de recentrer cette nature « ordinaire » et le patrimoine vernaculaire au cœur des questions ambitieuses de la conversation patrimoniale de demain. Et légitiment de les valoriser au cœur d’un projet d’aménagement. Questionner autrement l’identité d’un territoire, identifier un vocabulaire commun, reconnaitre et réglementer ces éléments aide, notamment à côté des outils réglementaires, à renforcer ce cadre de vie du quotidien.

 

Loi LCAP, premier décodage avant débat au Sénat

Adopté avec modifications par l’Assemblée Nationale  en deuxième lecture et transmis au Sénat le 23 mars 2016,  le projet de loi LCAP, sera soumis à discussion en séance publique au Sénat  les 24 et 25 mai prochain.

A compter du 1er janvier 2018 les ZPPAUP, AVAP et secteurs sauvegardés devraient être remplacés par une appellation unique dite « sites patrimoniaux remarquables (SPR) » mais le « PLU patrimonial » initialement évoqué ne devrait pas voir le jour, laissant place à deux types d’outil de maitrise de l’architecture : le « Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur » (PSVM) sur tout ou partie du site protégé ; la création dans le code du patrimoine d’un « Plan de Valorisation de l’Architecture et du Patrimoine » (PVAP) dans les parties non couvertes par le PSMV et qui aurait valeur de servitude d’utilité publique (et annexé au PLU). Les règlements des AVAP et ZPPAUP continueront de produire leurs effets dans les SPR jusqu’à ce qu’ils soient substitués par les PVAP.